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Présentation du blog <3 28/12/2014

Présentation du blog <3

 
 
Une petit présentation, pour que tout le monde comprenne le principe de ce blog, s'impose !
 
J'ai tout simplement pris un livre et je l'ai réécrit. Vous pouvez donc trouver pleins de livres et les lire en ligne plutôt que de les acheter ! 



Si vous souhaitez lire un livre mais qu'il n'est pas ici (ça arrivera fréquemment je pense) eh bien dîtes moi le nom du livre et l'auteur(e) et j'essayerai de l'emprunter dans une bibliothèque ou même de l'acheter !



Alors faîtes vos propositions et bonne lecture.....
Présentation du blog <3

SOMMAIRE 

/!/ CLIQUEZ SUR LE NOM DU LIVRE POUR LE LIRE /!/


Tags : Présentation du Blog .♥

Le monde de Narnia II Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique-C.S. Lewis 28/12/2014

Le monde de Narnia II Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique-C.S. Lewis

 
 
Titre : Le monde de Narnia II Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique
Auteur : C.S. Lewis
Gallimard jeunesse
Folio Junior, n°1151
illustrations de Pauline Baynes, traduit de l'anglais par Anne-Marie Dalmais
 
 
 
Résumé : 


<< Narnia... Un royaume merveilleux condamné à un hiver éternel, un pays qui attend d'être libéré d'une emprise maléfique. L'arrivée extraordinaire de quatre enfants fait renaître l'espoir. S'ils trouvent Aslan, le grand Lion, les pouvoirs de la Sorcière Blanche pourraient enfin être anéantis... >>

Le monde de Narnia II Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique-C.S. Lewis



Le monde de Narnia II Le Lion, la Sorcière Blanche et l'armoire magique : 

/!/ cliquez sur les chapitres pour qu'ils apparaissent /!/


CHAPITRE 3 : Edmund et l'armoire (en cours)
CHAPITRE 4 : Les loukoums
CHAPITRE 5 : Retour de ce côté de la porte
CHAPITRE 6 : Dans la forêt
CHAPITRE 7 : Une journée avec les castors 
CHAPITRE 8 : Ce qui arriva après le déjeuner
CHAPITRE 9 : Dans la maison de la sorcière
CHAPITRE 10 : L'enchantement commence à se rompre 
CHAPITRE 11 : Aslan se rapproche
CHAPITRE 12 : Le premier combat de Peter
CHAPITRE 13 : La puissante magie venue de la nuit des temps
CHAPITRE 14 : Le triomphe de la sorcière
CHAPITRE 15 : La plus puissante magie venue d'avant la nuit des temps 
CHAPITRE 16 : Ce qui arriva aux statues
CHAPITRE 17 : La chasse au cerf blanc





Tags : sommaire narnia

Narnia Chapitre 1 : Lucy regarde dans une armoire 29/12/2014

Narnia Chapitre 1 : Lucy regarde dans une armoire

 
rose : histoire
rouge : Peter qui parle
vert : Edmund qui parle
bleu : Susan qui parle
orange : Lucy qui parle 
gris : Mr Tumnus qui parle
 
 
CHAPITRE 1 : Lucy regarde dans une armoire
 
 
 
 
Il était une fois quatre enfants qui s'appelaient Peter, Susan, Edmund et Lucy.
Narnia Chapitre 1 : Lucy regarde dans une armoire
De gauche à droite : Edmund, Peter, Lucy (la petite) et Susan. (film)

Cette histoire raconte une aventure qui leur arriva lorsqu'ils furent éloignés de Londres, pendant la guerre, à cause des raids aériens. On les envoya chez un vieux professeur qui vivait en pleine campagne, à seize kilomètres de la gare la plus proche et à trois kilomètres du bureau de poste. Ce professeur n'était pas marié et vivait dans une très vaste maison avec une gouvernante, Mme Macready, et trois servantes. (Elles se nommaient Ivy, Margaret et Betty, mais elles ne jouent pas un grand rôle dans l'histoire.) C'était un homme très âgé, avec des cheveux blancs en broussaille, qui poussaient sur une grande partie de son visage aussi bien que sur sa tête. Les enfants l'aimèrent presque immédiatement ; mais le premier soir, quand il sortit pour les accueillir à la porte d'entrée, il avait l'air si bizarre que Lucy (qui était la plus jeune) fut un peu effrayée, et qu'Edmund (qui était le plus jeune après Lucy) eut grande envie de rire et dut, à plusieurs reprises, faire sembler de se moucher pour ne pas le montrer.
Dès qu'ils eurent souhaité bonne nuit au professeur et qu'ils furent montés à l'étage pour leur première nuit, les garçons vinrent dans la chambre des filles et tous se mirent à parler de leur hôte : 
- Nous sommes vraiment bien tombés ! s'exclama Peter. Cela va être merveilleux ! Ce vieux bonhomme nous laissera faire tout ce que nous voulons !
- Je trouve qu'il est vraiment adorable ! ajouta Susan. 
- Oh ! Arrêtez ! dit Edmund, qui était fatigué, mais s'efforçait de ne pas le montrer, ce qui le mettait toujours de mauvaise humeur. Arrêtez de parler comme ça !
- Comme quoi ? demanda Susan. Et, de toute façon, tu devrais déjà être au lit !
- Tu essaies de parler comme maman, reprit Edmund. Et puis, pour qui te prends-tu en déclarant que je dois aller au lit ? Va au lit toi-même !
- Ne ferions-nous pas mieux d'aller tous nous coucher ? suggéra Lucy. Nous serons sûrement punis si l'on nous entend parler ici...
- Mais non ! rétorqua Peter. Je vous affirme que c'est le genre de maison où personne ne se souciera de ce que nous ferons. D'ailleurs, il ne nous entendrons pas : d'ici à la salle à manger, il y a au moins dix minutes de marche, plus toute une série de couloirs et d'escaliers dans l'intervalle ! 
- Quel est ce bruit ? demanda soudain Lucy. 
Cette maison était vraiment beaucoup plus vaste que toutes celles dans lesquelles elle était allée auparavant, et la pensée de tous ces longs corridors et de toutes ces portes ouvrant sur des pièces vides commençait à lui donner la chair de poule.
- C'est juste un oiseau, petit sotte ! dit Edmund. 
- C'est un hibou, précisa Peter. Cela va être un endroit merveilleux pour voir des oiseaux. Je vais aller me coucher maintenant. Au fait, si nous partions en exploration demain ? On doit trouver tout ce que l'on veut dans un endroit comme celui-ci. Avez-vous vu ces montagnes, lorsque nous sommes arrivés ? Et les bois ? Il doit y avoir des aigles. Et des cerfs. Il y aura des faucons !
- Et des blaireaux ! renchérit Lucy.
- Et des renards ! ajouta Edmund.
- Et des lapins ! affirma Susan.
Mais, le lendemain matin, il tombait une pluie obstinée, persistante et si drue qu'en regardant par la fenêtre on ne pouvait distinguer ni les montagnes, ni les bois, ni même la rivière, dans le jardin.
- Bien sûr, il fallait qu'il pleuve ! ronchonna Edmund.
Les enfants venaient juste de terminer leur petit-déjeuner, qu'ils avaient pris en compagnie du professeur, et se trouvaient en haut, dans la pièce qu'il leur avait réservée -- une longue salle basse, éclairée par quatre fenêtres, deux regardant dans une direction, et deux dans une autre.
- Cesse de grogner Edmund, dit Susan. Je te parie que le temps va s'éclaircir d'ici une heure environ. En attendant, nous ne sommes pas à plaindre. Il y a une radio et des tas de livres !
- Très peu pour moi ! s'exclama Peter. Je préfère partir en exploration dans la maison !
Chacun approuva son projet et c'est ainsi que les aventures commencèrent. C'était l'une de ces maisons dont il semble que jamais l'on ne parviendra à découvrir tous les recoins. Elle recelait toutes sortes d'endroits inattendus. Les quelques premières portent qu'ils ouvrirent ne conduisaient qu'à des chambres d'amis, comme l'on pouvait s'y attendre ; mais bientôt ils arrivèrent dans une très longue salle ornée de tableaux et, là, ils découvrirent une armure complète ; ensuite, il y avait une pièce entièrement tapissée d'étoffe verte, avec une harpe dans un coin ; puis il y avait trois marches qui descendaient, suivies de cinq autres, qui montaient ; et ensuite, une sorte de petit vestibule, situé à l'étage, avec une prote qui ouvrait sur un balcon ; et ensuite, une enfilade de pièces garnies de livres -- la plupart très anciens, et certains plus volumineux qu'une Bible dans une église. Et, tout de suite après, les enfants inspectèrent une pièce, qui était complètement vide, à l'exception d'une grande armoire, ce genre d'armure dont les portes sont revêtues de miroirs. Il n'y avait absolument rien d'autre dans la pièce, si ce n'est une mouche verte, morte sur le rebord de la fenêtre.
- Il n'y a rien ici ! observa Peter.
Et ils ressortirent tous en bande, tous à l'exception de Lucy. 
Elle resta en arrière, parce qu'elle pensait que cela valait la peine d'essayer d'ouvrir la porte de l'armoire , bien qu'elle fût presque certaine que celle-ci serait fermée à clef.
Narnia Chapitre 1 : Lucy regarde dans une armoire
Lucy découvrant l'armoire
Mais, à sa grande surprise, la porte s'ouvrit très facilement et deux boules de naphtaline roulèrent à ses pieds.
En regardant à l'intérieur, elle vit plusieurs manteaux suspendus, pour la plupart de longs manteaux de fourrure. Or, il n'y avait rien que Lucy aimât autant que l'odeur et le contact de la fourrure. Elle entra sans hésiter dans l'armoire, s'enfonça parmi les manteaux et frotta son visage contre eux, tout en laissant la porte ouverte, bien entendu, parce qu'elle savait qu'il était très sot de s'enfermer dans une armoire, quelle qu'elle soit. Elle s'enfonça davantage et découvrit qu'il y avait une deuxième rangée de manteaux, pendus derrière la première. Il faisait presque noir, là-dedans, et elle gardait les bras tendus devant elle afin de ne pas se cogner la figure contre le fond de l'armoire. Elle fit encore un pas -- puis deux ou trois -- s'attendant toujours à d-sentir le panneau de bois contre ses doigts. Mais elle ne le rencontrait pas.
<< Ce doit vraiment être une armoire gigantesque ! >> pensa Lucy, qui continua d'avancer, en écartant les plis moelleux des manteaux pour passer. Elle remarqua alors que quelque chose craquait sous ses pieds. << Je me demande si ce sont encore des boules de naphtaline >> se dit-elle, et elle se baissa pour les toucher avec ses mains. Mais, au lieu de sentir le bois dur et lisse de l'armoire, elle sentit quelque chose de mou, de poudreux et d'extrêmement froid. << C'est très bizarre ! >> observa-t-elle, et elle fit encore un pas ou deux en avant.
Un instant plus tard, elle nota que ce qui effleurait son visage et ses mains n'était plus de la douce fourrure, mais quelque chose de dur, de rugueux et même de piquant. 
- Tiens ! On dirait des branches d'arbre ! s'exclama Lucy.
Puis elle vit qu'il y avait une lumière devant elle ; non pas à quelques centimètres, là où le fond de l'armoire aurait dû se trouver, mais très loin. Quelque chose de froid et de doux tombait sur elle. Elle découvrit alors qu'elle se trouvait au milieu d'un bois, la nuit, avec de la neige sous ses pieds et des flocons qui descendaient du ciel. Lucy se sentit un peu effrayée, mais en même temps sa curiosité était piquée au vif. Elle jeta un regard en arrière, par-dessus son épaule, et là, entre les sombres troncs d'arbres, elle put encore discerner la porte ouverte de l'armoire, et même entrevoir la pièce vide d'où elle s'était mise en route. (Elle avait naturellement laissé la porte ouverte, car elle savait que c'était stupide de s'enfermer dans une armoire.) 
Apparemment, il faisait encore jour là-bas. << Je peux toujours retourner en arrière si quelque chose ne va pas >>, pensa Lucy. Et elle se mit à marcher -- cric crac ! cric crac ! -- sur la neige, à travers le bois, en direction de l'autre lumière.
Elle l'atteignit au bout de dix minutes environ et découvrit qu'il s'agissait d'un réverbère.
Narnia Chapitre 1 : Lucy regarde dans une armoire
Lucy devant le réverbère

Tandis qu'elle l'examinait, en se demandant pourquoi il y avait un réverbère au milieu d'un bois et en réfléchissant à ce qu'elle allait faire ensuite, elle entendit un crissement de pas venant vers elle. Et peu après, un personnage très étrange sortit d'entre les arbres et apparut dans la lumière du réverbère. 
Narnia Chapitre 1 : Lucy regarde dans une armoire
" L'étrange personnage "

Il était juste un peu plus grand que Lucy et tenait au-dessus de sa tête un parapluie couvert de neige. Jusqu'à la taille, il ressemblait à un homme, mais ses jambes étaient formés comme celles d'une chèvre (avec un pelage noir et lustré) et, à la place de pieds, il avait des sabots. Il avait aussi une queue, mais Lucy ne la remarqua pas tout de suite, parce qu'elle était soigneusement relevée sur le bras qui tenait le parapluie, afin qu'elle ne traîne pas dans la neige. Il portait une écharpe en laine rouge enroulée autour de son cou, et sa peau était plutôt rougeaude également. Il avait une petite figure bizarre mais avenante, avec une courte barbe taillée en pointe et des cheveux bouclés ; de cette chevelure sortaient deux cornes, qui se dressaient de chaque côté de son front. L'une de ses mains, comme je l'ai dit, tenait un parapluie ; sur l'autre bras, il portait plusieurs paquets enveloppés dans du papier bruns. À cause de ces paquets et de la neige, on aurait vraiment cru qu'il venait de faire ses courses de Noël. C'était un faune. Lorsqu'il vit Lucy, il eut un tel sursaut de surprise qu'il laissa tomber tous ses paquets.
- Miséricorde ! s'exclama le faune.






/!/ FIN DU CHAPITRE 1 /!/

Tags : chapitre 1 - Narnia - Lucy regarde dans l'armoire

Narnia Chapitre 2 : Ce que Lucy y trouva 29/12/2014

Narnia Chapitre 2 : Ce que Lucy y trouva

 
 
 
 
rose : histoire
orange : Lucy qui parle 
gris : Mr Tumnus qui parle
 
 
 
CHAPITRE 2 : Ce que Lucy y trouva

- Bonsoir, dit Lucy.
Mais le faune était tellement occupé à ramasser ses paquets qu'il ne répondit pas tout de suite. Quand il eut fini, il lui adressa un petit salut. 
- Bonsoir, bonsoir, dit le faune. Excusez-moi, je ne veux pas être indiscret, mais aurais-je raison de penser que vous êtes une fille d'Ève ? 
- Je m'appelle Lucy, lui dit-elle, en ne comprenant pas très bien ses paroles.
- Mais vous êtes, pardonnez-moi d'insister, vous êtes ce qu'on appelle une fille ? 
- Bien sûr que suis une fille ! répondit Lucy
- Vous êtes, à vrai dire, un Être humain ?
- Bien sûr, je suis un être humain ! dit Lucy, encore un peu interloquée
- Certes, certes ! poursuivit le faune. Comme je suis stupide ! Mais je n'ai jamais vu un fils d'Adam ou une fille d'Ève auparavant. Je suis charmé. C'est à dire... 
Narnia Chapitre 2 : Ce que Lucy y trouva

Lucy et le faune

Et là, il se tut brusquement, comme s'il avait été sur le point de laisser échapper , malgré lui, une parole qu'il ne voulait pas prononcer,et que, heureusement, il s'en était souvenu juste à temps !
- Charmé ! Charmé ! reprit-il. Permettez-moi de me présenter : je m'appelle Tumnus.
- Je suis enchantée de faire votre connaissance, monsieur Tumnus, s'exclama Lucy. 
- Puis-je vous demander, ô Lucy, fille d'Ève, dit M. Tumnus, comment vous êtes entrée à Narnia ?
- Narnia ? Qu'est-ce que c'est ? s'étonna Lucy.
- C'est l'endroit où nous nous trouvons en ce moment ! expliqua le faune. Le domaine de Narnia comprend toutes les terres qui s'étendent entre le réverbère et le grand château de Cair Paravel, situé sur la mer Orientale. Et vous, est-ce par les farouches bois de l'Ouest que vous êtes venue ? 
- Moi ? Je suis entrée par l'armoire de la chambre d'amis, répondit Lucy.
- Ah ! regretta M. Tumnus, avec une voix un peu mélancolique, si seulement j'avais mieux étudié la géographie lorsque j'étais un petit faune, je saurais tout sur ces pays étrangers. C'est trop tard, maintenant...
- Mais il ne s'agit pas de pays ! répliqua Lucy, en éclatant presque de rire. C'est juste derrière... tout du moins... je le pense... C'est l'été, là-bas.
-Pendant ce temps, soupira M. Tumnus, c'est l'hiver à Narnia, et cela, depuis très longtemps... et nous allons tous les deux nous enrhumer si nous restons plantés là, à parler dans la neige. Fille d'Ève du lointain pays de Chambre Dami, là où règne sur la brillante cité d'Ar-Moire un éternel été, accepteriez-vous de venir prendre le thé avec moi ? 
- Merci beaucoup, monsieur Tumnus, dit ucy, mais je me demande si je ne devrais pas rentrer. 
- J'habite tout à côté, précisa le faune. Il y aura un bon feu crépitant... et des tartines grillées... et des sardines... et des gâteaux.
- Vous êtes vraiment très aimable, dit Lucy, mais je ne pourrai pas rester longtemps. 
-Si vous voulez prendre mon bras, fille d'Ève, suggéra M. Tumnus, je pourrai tenir ce parapluie au-dessus de nous deux. C'est par ici. En route !
Et c'est ainsi que Lucy se retrouva chinant entre les arbres, bras dessus, bras dessous avec cette étrange créature, exactement comme s'ils s'étaient connus depuis toujours. 
Narnia Chapitre 2 : Ce que Lucy y trouva
Lucy et M. Tumnus

Ils n'avaient pas marché bien longtemps lorsqu'ils atteignirent une partie du bois au terrain plus capricieux : des rochers se dressaient tout autour d'eux, ainsi que des petite collines moutonnantes. Au fond d'un vallon, M. Tumnus bifurqua soudain, comme s'il voulait entrer droit dans un rocher beaucoup plus grand que les autres ; à la dernière minute seulement, Lucy se rendit compte que le faune la guidait vers l'entrée d'une caverne. À peine à l'intérieur elle se retrouva clignant des yeux à la lumière d'un feu de bois. M. Tumnus se pencha alors et retira de l'âtre, à l'aide d'une jolie petite paire de pinces, un morceau de bois enflammé, avec lequel il alluma une lampe. 
- Maintenant, cela ne prendre pas longtemps ! annonça-t-il, et il mit immédiatement de l'eau à chauffer.
Lucy se dt qu'elle n'avait jamais vu une pièce aussi agréable. C'était une petite caverne, bien sèche et bien propre, en pierres rougeâtres, avec un tapis sur le sol et deux petites chaises (<< L'une pour moi, l'autre pour un ami >>, indiqua M. Tumnus)
 et une table, et un buffet, et une cheminée, et, suspendu au-dessus de la cheminée, le portrait d'un vieux faune avec une barbe grise. Dans un coin, il y avait une porte qui, d'après Lucy, devait conduire à la chambre de M. Tumnus ; contre l'un des murs s'appuyait une étagère chargée de livres. Lucy les examina, pendant que le faune disposait le couvert pour le thé. Ils avaient des tires tels que : La Vie et les Lettres de Silène, ou bien Les Nymphes et leurs manières, ou encore Hommes, moines et gardes-chasses : une étude des légendes populaires, ou enfin L'Homme est-il un mythe ?
- C'est prêt, fille d'Ève ! s'exclama le faune.
Quelle merveille, ce goûter ! Il y avait, pour chacun d'eux, un délicieux oeuf brun, parfaitement cuit à la coque, puis des sardines et du pain grillé, puis des tartines beurrées, puis des toasts avec du miel, puis un gâteau nappé de sucre glacé. Et quand Lucy eut assez mangé, le faune se mit à parler. Il connaissait des histoires merveilleuses sur la vie dans la forêt. Il raconta les danses de minuit, lorsque les nymphes, qui habitent les sources, et les dryades, qui vivent dans les arbres, sortent de leurs cachettes pour danser avec les faunes ; il raconta les longues chasse à courre, à la poursuite d'un cerf blanc comme le lait, qui peut exaucer vos souhaits si vous l'attrapez ; il raconta les festins et les chasses au trésor en compagnie des farouches nains rouges, au coeur des mines et des cavernes profondément enfouies dans le sous-sol de la forêt ; il raconta l'été, lorsque les bois reverdissent et que le vieux Silène, sur son âne ventru vient leur rendre visite ; et parfois, c'est Bacchus lui-même qui se dérange, et alors les eaux des rivières se transforment en vin, et la forêt toute entière s'abandonne aux réjouissances pesant des semaines. 
- Évidemment, maintenant, c'est toujours l'hiver ! ajouta-t-il tristement. 
Alors, pour se ragaillardir, il sortit de son étui, posé sur le buffet, une étrange petite flûte, qui avait l'air faite en paille, et il se mit à en jouer. 
Narnia Chapitre 2 : Ce que Lucy y trouva
M. Tumnus jouant de la flûte

Et la mélodie qu'il improvisa donna à Lucy envie de pleurer et de rire et de danser et de dormir, tout cela en même temps. Il s'était sûrement écoulé plusieurs heures lorsque, soudain, elle sortit de sa torpeur, et déclara : 
- Oh ! monsieur Tumnus, je suis désolée de vous interrompre, et j'adore cette mélodie, mais, vraiment, je dois rentrer à la maison. J'avais l'intention de ne rester que quelques minutes. 
- Ce n'est pas bien, maintenant, vous savez, dit le faune, qui posa sa flûte et regarda Lucy en hochant la tête très tristement. 
- Pas bien ? cria Lucy, qui sauta sur ses pieds et se sentit plutôt effrayée. Que voulez-vous dire ? Je dois rentrer immédiatement à la maison. Les autres vont se demander ce qui m'est arrivé.
Mais, l'instant suivant, elle s'exclama : 
- Monsieur Tumnus, qu'avez-vous ?
Car les yeux bruns du faune s'étaient remplis de larmes, et ces larmes commencèrent à couler le long de ses joues et, bientôt, elles glissèrent, goutte à goutte, du bout de son nez, et finalement, le faune se couvrit le visage avec ses mains et se mit à pousser des hurlements.
- Monsieur Tumnus ! Monsieur Tumnus ! s'écria Lucy, complètement bouleversée. Ne pleurez pas ! Je vous en prie ! Qu'est-ce qu'il y a ? Vous ne vous sentez pas bien ? Cher monsieur Tumnus, dites-moi ce qui ne va pas ! 
Mais le faune continuait à sangloter comme si son coeur allait se briser. Et même lorsque Lucy s'approcha de lui, l'entoura de ses bras et lui prêta son mouchoir, il ne s'arrêta pas de pleurer. Il prit simplement le mouchoir, et s'en servit copieusement, l'essorant bec es deux mains chaque fois qu'il était trop humide pour être utilisé, si bien que Lucy se trouva bientôt au milieu d'une flaque.
Elle secoua le faune et hurla à son oreille : 
- Monsieur Tumnus ! Je vous en prie ! Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous tout de suite ! Vous devriez avoir honte ! Un grand faune comme vous ! Pourquoi diable pleurez-vous ainsi ? 
- Oh... oh... oh... sanglota M. Tumnus. Je pleure parce que je suis un faune tellement méchant... 
- Je ne trouve pas du tout que vous soyez un méchant faune, rétorqua Lucy. Je trouve que vous êtes un très gentil faune. Vous êtes le faune le plus gentil que j'ai jamais rencontré. 
- Oh... oh... Vous ne diriez pas cela si vous saviez... répliqua M. Tumnus entre deux sanglots. Non, je suis un méchant faune. Je ne pense pas qu'il y ait eut un faune pire que moi depuis le commencement du monde. 
- Mais, qu'avez-vous fait ? demanda Lucy. 
- Tenez, mon vieux père... poursuivit-il , vous voyez, c'est son portrait, au-dessus de la cheminée. Eh bien, il n'aurait jamais fait une chose comme ça...
- Une chose comme quoi ? dit Lucy. 
- Comme celle que j'ai faite, dit le faune. Entrer au service de la Sorcière Blanche. Voilà ce que je suis : à la solde de la Sorcière Blanche !
- La Sorcière Blanche ? Qui est-ce ? 
- Eh bien, c'est elle qui tient tout Narnia sous sa domination. C'est elle qui fait que c'est toujours l'hiver. Toujours l'hiver, et jamais Noël... Vous imaginez ! 
- Comme c'est affreux ! compatit Lucy. Mais quel travail vous paie-t-elle ? 
- C'est justement ça le plus horrible de tout, dit M. Tumnus avec un grognent douloureux et désespéré. Je suis, pour elle, un voleur d'enfants ! Oui, voilà ce que je suis ! Regardez-moi, fille d'Ève. Moi croiriez-vous capable, si je rencontrais dans les bois un pauvre enfant innocent, un enfant qui ne m'aurait jamais fait le moindre mal, me croiriez-vous donc capable de faire semblant d'être ami avec lui, de l'inviter chez moi, dans ma caverne, dans le seul but de le bercer dans le seul but de l'endormir, pour le livrer ensuite à la Sorcière Blanche ? 
- Non ! déclara Lucy. Je suis certaine que vous ne feriez jamais une pareille chose !
- Mais je l'ai faite, avoua le faune.
- Soit, admit Lucy, en parlant assez lentement (car elle culait, dans sa réponse, être sincère sans, pour autant, être trop sévère pour le faune ). Soit. C'est très mal. Mais vous le regrettez tellement que je suis certaine que vous ne recommencera jamais. 
- Fille d'Ève ! Vous en comprenez donc pas ! s'impatienta le faune. Il ne s'agit pas d'une chose que j'ai faite dans le passé, mais que je suis en train de faire, juste en ce moment ! 
- Que voulez-vous dire ? cria Lucy, en devenant toute blanche. 
- Vous êtes l'enfant, expliqua M. Tumnus. J'ai reçu des ordres de la Sorcière Blanche : si jamais je vois un fils d'Adam ou une fille d'Ève dans le bois, je dois l'attraper et le lui livrer. Et vous êtes le premier enfant que je rencontre de ma vie. J'ai fait semblant d'être votre ami et je vous ai invitée à prendre le thé et, pendant ce temps, j'ai eu l'intention d'attendre que vous soyez endormie pour aller le lui dire. 
- Oh ! Mais vous ne le ferez pas, monsieur Tumnus ! dit Lucy. Vous ne le ferez pas, n'est-ce pas ? Vraiment, je vous assure, vous ne devez pas le faire ! 
- Si je ne le fais pas, dit il en recommençant à pleurer, elle le découvrira certainement. Et elle me fera couper la queue, scier les cornes, arracher la barbe, et puis elle agitera sa baguette autour de mes sabots fourchus et les changera en d'horribles sabots massifs, comme ceux d'un misérable cheval. Et si elle est vraiment très, très en colère, elle me transformera en pierre, et je ne serais plus qu'une statue de faune dans son horrible demeure, jusqu'à ce que les quatre trônes de Cair Paravel soient occupés -- et Dieu seul sait quand cela arrivera, et peut-être même cela n'arrivera-t-il jamais... 
- Je suis vraiment désolée, monsieur Tumnus, dit Lucy. Mais, s'il vous plait, laissez-moi rentrer à la maison. 
-Bien sûr, dit le faune. Bien sûr, je le dois. Je le comprends, maintenant. Je ne savais pas à quoi ressemblaient les Êtres humains, avant de vous rencontrer. Bien sûr, je ne peux pas vous livrer à la sorcière ; pas maintenant que je vous connais. Mais nous devons partir tout de suite. Je vous raccompagnerais jusqu'au réverbère. Je suppose que, de là, vous pourrez retrouver votre chemin vers Chambre Dami et Ar-Moire ?
- Oui, j'en suis certaine, dit Lucy. 
- Nous devons marcher aussi silencieusement que possible, l'avertit M. Tumnus. Le bois tout entier est peuplé de ses espions. Il y a même quelques arbres qui sont de son côté. 
Tous deux se levèrent et laissèrent le couvert du thé sur la table. M. Tumnus rouvrit son parapluie, offrit son bras à Lucy, et ils sortirent dans la neige. Le voyage de retour ne ressembla pas du tout au voyage d'aller ; ils marchaient furtivement, aussi vite qu'ils le pouvaient, sans dire un seul mot, et M. Tumnus choisisssait les endroits le plus sombres. Lucy fut très soulagée lorsqu'ils atteignirent le réverbère.
- À partir d'ici, connaissez-vous votre chemin, fille d'Ève ? demanda-t-il. 
Lucy regarda très attentivement entre les arbres et aperçut seulement une lueur lointaine, qui ressemblait à la lueur du jour. 
- Oui ! dit-elle, je distingue la porte de l'armoire.
- Alors rentrez chez vous aussi vite que possible ! conseilla le faune, et... pour... pourrez-vous , un jour, me pardonner ce que j'ai eu l'intention de vous faire ? 
- Bien sûr que oui ! dit Lucy, en lui serrant chaleureusement la main. Et j'espère que vous n'aurez pas de terribles ennuis à cause de moi. ! 
- Adieu, fille d'Ève, dit-il. Peut-être puis-je garder votre mouchoir ? 
-Naturellement ! dit Lucy
Puis elle s'élança en direction de la lointaine tache de lumière du jour aussi vite que le lui permirent ses jambes. Et tout à coup, à la place des branches rugueuses, qu'elle effleurait au passage, elle sentit les manteaux et, au lieu de la neige crissant sous ses pieds, elle sentit le plancher de bois, et soudain elle se retrouva sautant hors de l'armoire dans la pièce vide, à partir de laquelle toute l'aventure avait commencé.
Narnia Chapitre 2 : Ce que Lucy y trouva
 Elle ferma soigneusement la porte de l'armoire, et regarda autour d'elle, en reprenant son souffle. Il pleuvait toujours, et elle entendit les voix des autres, dans le corridor.
- Je suis ici !  cria-t-elle. Je suis ici. Je suis revenue et je vais bien !




/!/ FIN DU CHAPITRE 2 /!/

Tags : Chapitre 2 ♥ - Ce que Lucy y trouva - Narnia

URGENT !!!!!! 28/06/2015

allez sur ce blog !!!!
 
 
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